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Laboratoire de Prévention Nutritionnelle du Cancer
Université de Strasbourg, Unité EA 4438 Responsable du laboratoire : Dr. Francis Raul
Le mauvais pronostique du cancer colorectal est directement lié à un diagnostic posé tardivement alors que le développement de ce cancer s’étend sur plusieurs années, voire des dizaines d’années. Cette longue période de « transition » des lésions précancéreuses vers des tumeurs invasives offre une large fenêtre d’intervention visant à prévenir ou à freiner cette évolution.
De fait, le cancer colorectal est particulièrement bien indiqué pour le développement de nouvelles stratégies de prévention. Celles-ci se justifient d'autant plus qu'il est maintenant bien établi que les phytoconstituants alimentaires jouent un rôle décisif dans l'apparition et la prévention du cancer colorectal.
Objectifs : Les recherches originales de cette équipe ont pour but de développer de nouvelles stratégies préventives et thérapeutiques basées sur l'utilisation de phytoconstituants alimentaires polyphénoliques connus pour leur fort pouvoir antioxydant. Ces travaux ont ainsi pour objectifs : - d’identifier les phytoconstituants naturels et dérivés présentant des effets anti-cancérogènes importants; - d’étudier leur mécanisme d'action au niveau cellulaire et moléculaire sur des cellules cancéreuses humaines ; - d’évaluer leur efficacité dans des modèles précliniques de cancérogénèse expérimentale (processus de formation du cancer).
Ces recherches visent à développer de nouvelles stratégies qui vont agir simultanément sur plusieurs cibles intracellulaires et non à cibler une voie spécifique comme le font les agents pharmacologiques utilisés dans les traitements classiques.
L’approche méthodologique de cette unité fait appel d'une part à des modèles "in vitro" : lignées cancéreuses intestinales humaines pour les études sur les aspects cellulaires et moléculaires, et d'autre part à des modèles "in vivo" de cancérologie expérimentale couplés à l’utilisation d’une plate-forme d’imagerie médicale 3D adaptée au petit animal permettant de suivre l'évolution polype-carcinome dans le côlon de rats vivants. Cette approche semble particulièrement pertinente pour tester l’efficacité de différents protocoles de prévention et/ou de thérapie anti-cancéreuses qui sont développés au laboratoire.

Biologie des tumeurs et thérapie génique des cancers digestifs.
associée à l'Unité INSERM n° 701, DKFZ, Heidelberg, Allemagne Responsable du laboratoire : Marc Aprahamian
Le pronostic à long terme de certaines tumeurs digestives telles que le cancer du foie ou du pancréas reste sombre en dépit des progrès obtenus ces dernières décennies.
Objectif : L’objectif de cette équipe est d’évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques sur des modèles de tumeurs hépatiques et pancréatiques aussi bien animales qu’humaines.
L’évaluation de la réponse est réalisée par un suivi dans le temps de la régression tumorale par imagerie non invasive (micro scanner et imagerie optique).
Afin d’améliorer ce suivi « en ligne » du traitement anticancéreux, cette équipe a maintenant pour objectif, en association avec les Unités de Recherche en Robotique Chirurgicale et en Sciences Informatiques de l’IRCAD, ainsi qu’avec l’équipe de l’IGBMC dirigée par Jean-Marc Egly, de réaliser des biopsies automatisées de ces tumeurs en phase de régression à l’aide d’un robot programmé.
Ces biopsies permettront d’analyser de manière répétée les altérations au niveau cellulaire et moléculaire induites par le traitement.
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