Le geste chirurgical a traversé l’Atlantique !

7 septembre 2001

7 septembre 2001, première mondiale : une opération chirurgicale réalisée à distance entre un chirurgien situé à New York et une patiente à Strasbourg.

Succès total de l’Opération Lindbergh, opération de télé-chirurgie totalement réalisée par une équipe chirurgicale située à New York sur une patiente se trouvant à Strasbourg. C’est la première fois dans l’histoire de la chirurgie que les délais de transmission liés à la distance sont maîtrisés afin de rendre possible une telle opération…

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Nom de code : « Opération Lindbergh »

En 1927, l’aviateur Charles Lindbergh effectuait la première traversée de l’Atlantique sans escale entre New York et Paris à bord de son avion « Spirit of St. Louis ». L’équipe de l’IRCAD/EITS (Institut de Recherche contre les Cancers de l’Appareil Digestif/European Institute of TeleSurgery) a choisi ce parrain mythique pour la première opération chirurgicale réussie à longue distance entre New York et Strasbourg.

Dès 1993, l’IRCAD/EITS imaginait l’impensable, préparait l’impossible. Le concept d’une opération chirurgicale à longue distance prenait forme dans le cadre du projet EUREKA Master (minimal access surgery by telecommunication and robotics). Digitaliser et robotiser le geste chirurgical offrirait la possibilité de s’affranchir de toutes contraintes d’espace et de temps par une transmission des données de qualité, fiable et sécurisée. La robotisation du geste chirurgical développée d’abord avec le Centre Nucléaire de Karlsruhe devait aboutir à un système efficace, mais lourd, non ergonomique, peu compatible avec son introduction dans un bloc opératoire.

Fort de ce constat, l’IRCAD/EITS se portait vers un partenariat avec une société industrielle. Le robot (ZEUS™) est composé de trois bras. Deux bras manipulent les instruments selon le mouvement des mains du chirurgien. L’autre bras manipule l’endoscope à commande vocale. Une console chirurgicale permet au chirurgien de manipuler les manettes qui commandent les deux instruments tenus par les bras robotisés. Chaque articulation des bras robotisés comporte une double sécurité. Les signaux sont vérifiés plus de mille fois par seconde. Les informations manuelles données par les chirurgiens sont analysées par l’interface « homme-machine », sécurisées, démultipliées, afin d’assurer au télé-effecteur (extrémité active du bras armé) un mouvement d’une précision extrême. […]

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